L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) [site officiel, en anglais] a décidé d’initier une class action devant la Cour du district de l’Arizona [article, en anglais]. L’ACLU souhaite obtenir une injonction dans le but de faire obstacle à l’entrée en vigueur de la loi promulguée il y a peu en Arizona. Cette loi sur l’immigration fait l’objet de vives controverses aux Etats-Unis où de nombreuses manifestations ont eu lieu contre ladite mesure législative. Selon The New York Times [article, en anglais], cette loi est la plus restrictive des Etats-Unis quant à l’immigration illégale. Son but principal est d’identifier les immigrés clandestins et de les expulser de la manière la plus rapide possible.

L’ACLU n’est pas la seule association à l’initiative de cette class action contre la loi litigieuse, d’autres associations défendant les droits de l’homme comme le NAACP [site officiel, en anglais] qui protège les droits des personnes de couleur ou encore le Centre juridique américain de l’Asie du Pacifique (APALC) se sont joints à l’action juridique. Le but principal de cette poursuite est de remettre en cause la constitutionnalité de la loi sur l’immigration promulguée par Jan Brewer. Celle-ci violerait la Clause suprême de la Constitution. De plus, cette mesure enfreindrait également le 1er ,le 4ème et le 14ème amendement de la Constitution.

Barack Obama a critiqué sans ambages la loi de l’Etat de l’Arizona, la police pouvant intervenir à tout moment lorsqu’elle suspecte une personne de résider illégalement sur le territoire. Le fait de ne pas porter sur soi ses papiers prouvant une immigration en bon et due forme pouvant être constitutif d’un crime.

La class action est selon les mots de la plainte :" une atteinte inacceptable des pouvoirs exclusifs de l’autorité fédérale et interfère avec le système concernant l’immigration qui a été instauré par le Congrès. Cette loi augmentera le profilage ethnique et soumettra de nombreuses personnes de couleur à un contrôle intempestif et discriminant, ce contrôle pouvant s’imposer à des citoyens résidant légalement sur le sol américain."Cette class action fait suite à deux autres poursuites qui ont été initiées le mois dernier remettant également en cause la constitutionnalité de la loi. Différents groupes protecteurs des droits de l’homme ont souligné que cette loi violerait des standards internationaux auxquels les Etats-Unis seraient signataires.