Tout comme les détenus français, les détenus anglais se voient dénier leur droit de vote une fois condamnés à une peine d’emprisonnement. Cependant, les détenus anglais pourraient se voir reconnaître leurs droits politiques grâce à l’aide de la CEDH. Cette revendication au droit de vote est récente est s’est fait jour suite aux dernières élections législatives, certains cabinets d’avocats ayant décidé de lancer des poursuites pour demander une compensation pécuniaire au nom des détenus qui n’avaient pas pu voter, ceux-ci soulèvent alors l’illégalité de la loi anglaise qui déchoue les détenus de leur droit de vote.

Ces actions juridiques, qui portent sur de petits montants à hauteur de 750£, semblent menacer la coalition aujourd’hui en place entre les Conservateurs et les Démocrates. Les demandes des détenus devraient susciter des dissensions au sein de la coalition les Démocrates s’étant souvent prononcés en faveur du droit de vote pour les détenus, au contraire des Conservateurs.

Le Royaume-Uni avait pourtant été condamné en 2004 dans l’arrêt Hirst versus United Kingdom, la Cour de Strasbourg avait alors déclaré que la loi proscrivant aux détenus de voter était illégale. Cependant, le Gouvernement est depuis resté apathique et n’a mis en oeuvre aucune mesure législative afin de pallier les problèmes soulevés par la CEDH. Le Comité des Ministres, organe qui s’occupe de la coordination des jurisprudences des Etats membres de la CEDH, doit rencontrer cette semaine les pays membres afin de vérifier leur mise en conformité avec le droit européen. Ce Comité rencontrera le Royaume-Uni afin de traiter du droit de vote des citoyens anglais retenus en milieu carcéral.