La Gouverneure de l’Arizona Jan Brewer ainsi que le Procureur général Terry Goddard [sites officiels, en anglais] ont déposé vendredi une requête [texte PDF, en anglais] auprès de la Cour de district de l’Arizona qui tend à faire débouter une plainte mettant en cause la validité de la très controversée loi sur l’immigration de cet Etat. A l’origine de la plainte, un chercheur de Washington, Roberto Frisancho, qui affirme qu’en raison de la loi SB 1070 [textes de préparation], il risque d’être soumis à un harcèlement des forces de police en raison de ses origines hispano-américaines. Selon la partie défenderesse, cette plainte devrait être écartée faute de dommage avéré. Le plaignant ne justifierait pas d’un intérêt suffisant pour contester la loi :
“l’allégation d’un dommage repose sur la spéculation quant à ce qui pourrait advenir. Elle se fonde par ailleurs sur une interprétation erronée de la loi arizonienne, puisqu’elle ne prend pas en compte les amendements à la loi SB 1070 interdisant aux forces de l’ordre de s’appuyer sur la race, la couleur de peau et les origines nationales comme critère de suspicion de présence illégale, à moins d’y être autorisés par la Constitution des Etats-Unis ou de l’Arizona”.
Cinq plaintes ont été déposées contre Brewer depuis que celle-ci a signé la loi en avril. Deux de ces plaintes proviennent des officiers de police de l’Arizona, lesquels affirment que la loi sera impossible à mettre en œuvre sans avoir recours au profilage racial. La loi, qui prendra effet le 29 juillet, criminalise l’immigration illégale, et exige des officiers de police qu’ils interrogent un individu sur la légalité de sa présence sur le sol américain, dès lors qu’ils ont un doute raisonnable sur celle-ci. Les critiques de la loi font état de graves doutes quant à sa constitutionalité, et lui reprochent de légaliser en sourdine le profilage racial.
