Le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU [site officiel] a appelé vendredi la Malaisie à abroger ou à amender ses lois sur la sécurité intérieure, lesquelles permettent la mise en détention durant une période indéfinie sans procès. Le groupe a conclu sa visite officielle du pays par cette annonce, faisant valoir [rapport Bernama, en anglais] que la modification de ces lois conditionnait la conformité de la législation malaisienne avec la Déclaration universelle des droits de l’homme [texte].
Cette visite devait permettre de conduire une mission d’observation au sein des prisons et centres de détention du pays ; le président du groupe, Malick Sow, a relevé que si les détenus étaient généralement bien traités, ils couraient néanmoins le risque d’être torturés [article BBC, en anglais] en vue d’obtenir des aveux. Les quatres lois fondamentales sur la sécurité, dont la loi sur la sécurité intérieure (ISA) [texte, en anglais ; présentation Amnesty International, en anglais], ont attiré les foudres du groupe onusien. Un rapport complet sur la situation en Malaisie sera présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU [site officiel] au début de l’année prochaine.
