Le Conseil législatif de Hong Kong [site, en anglais] a approuvé vendredi un amendement [texte PDF, en anglais] portant à 70 le nombre de ses membres, aujourd’hui de 60, dont 40 seront désormais désignés par les électeurs. Ce vote intervient un jour après [article The Standard, en anglais] le passage d’une réforme du mode de désignation du chef de l’exécutif. L’actuel chef de l’exécutif Donald Tsang [profil officiel, en anglais] a salué cette évolution, qui représente la première modification de la procédure électorale depuis la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997 ; celle-ci est cependant ressentie comme une atteinte [article Reuters, en anglais] au mouvement pro-démocratique du pays. Réagissant au vote du Conseil [communiqué de presse, en anglais], Tsang a fait valoir le consensus sur lequel repose l’amendement, lequel a réuni des voix dans les deux camps politiques, soulignant les vertus du « dialogue politique constructif » et de la « confiance mutuelle ».
Les modifications apportées à la formation du Conseil législatif ainsi qu’au mode d’élection du chef de l’exécutif seront mises en œuvre en 2012. Bien que significatives, elles ne sont pas assez ambitieuses au goût de certains membres du parti démocratique [article Le Figaro], entraînant une scission au sein de celui-ci. Le fait que la Chine ait soutenu ces réformes peut être interprété [article The Economist, en anglais] comme un signe de son intention d’honorer son engagement à permettre l’introduction du suffrage universel à Hong Kong en 2020.
